ACCUEIL
ACTUALITES
FETES ET MANIFESTATIONS
LA MAIRIE
INFOS PRATIQUES
SANTÉ
LA MEDIATHEQUE
VIE SPORTIVE
VIE ASSOCIATIVE
VIE ECONOMIQUE
ETAT CIVIL
LA VIE SCOLAIRE
ECOLE MUNICIPALE DE MUSIQUE
LE CINEMOBILE
EMPLOI
VOUS AVEZ LA PAROLE
HISTOIRE
LA VIE DU CANTON
LES PATICHONS CELEBRES
LIENS
PATAY EN PHOTOS
PLAN
CONTACT

Flux RSS

Plan du site

 

«
Mars 2017
»
L
M
M
J
V
S
D
  
01
02
03
04
05
06
07
08
09
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
  

 



 VOUS AVEZ LA PAROLE

Exprimez-vous...

Pour être publié, votre texte devra parvenir à la mairie à l'adresse "marie.becker@mairiepatay.fr". Tout sujet concernant la vie de la commune pourra être abordé, toutefois, la mairie se réserve le droit de publier ou non.

UNE HIRONDELLE NE FAIT NI LE PRINTEMPS...NI LA BIODIVERSITÉ* !

Par Charlotte Goursot

Une possible transition énergétique à Patay? La nouvelle équipe municipale qui sera en place jusqu’en 2020, pourrait montrer l’exemple et faire face à un enjeu décisif : celui de l’écologie.

Ouf, les hirondelles sont revenues à Patay ! Mais sont-elles aussi nombreuses qu’il y a dix ou vingt ans ? Certains habitants de la région vous diront que leur nombre semble diminuer à vue d’œil…
En revanche, certains affirment n’avoir jamais vu autant de pigeons à Patay. De même, d’autres oiseaux (choucas des tours, étourneaux, corbeaux freux, pigeons ramiers…) classés comme « nuisibles » (qualifiés ainsi parce qu’ils nous dérangent), se multiplient car ils savent parfaitement bien s’adapter aux milieux anthropisés. Tout ceci finalement n’est que le symptôme d’un amenuisement de la biodiversité : plus on aménage le territoire sans compenser la biodiversité que l’on affecte, plus les espèces peu résistantes (hirondelles et autres petits passereaux, chouettes effraies,…) disparaissent, plus les « nuisibles » se développent dans ce nouvel espace urbain. Observez les oiseaux que vous trouvez dans les grandes villes, c’en est la preuve !
Si Patay souffre donc d’une surpopulation de « nuisibles », nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes, car nous n’avons pas voulu préserver cette biodiversité. Alors évitons d’utiliser cette méthode stupide qui est de les empoisonner : les poisons n’étant pas spécifiques, on risque d’empoisonner également les espèces à préserver. Revenons à nos petits oiseaux : si leur population diminue, c’est en partie lié à une baisse de leur source de nourriture : les insectes, « ennemis » de nos champs de céréales, mais aussi de nos espaces verts et de nos jardins traités, et c’est là que l’on peut facilement intervenir.
À Patay, on ne peut certes s’imaginer le fait de jardiner sans traiter, alors rappelons-nous du philosophe Voltaire qui nous recommandait dans Candide (1759) de « cultiver notre jardin » (à une époque où, les produits phytosanitaires n’avaient pas encore vu le jour !). Le philosophe des Lumières affirme par là que l’on a tort de croire que l’on vit dans le meilleur des mondes possibles, car l’homme est capable d’améliorer sa condition. Aujourd’hui, avec tout ce que l’on sait sur les dégâts que nous causons sur l’environnement, il est temps de « cultiver » activement notre biodiversité, pour assurer un avenir à Patay…et à nos drôles d’oiseaux !

Alors une idée de première étape pour améliorer notre ville et la rendre plus accueillante pourrait être la suivante : plutôt que de nous attaquer aux « nuisibles » qui n’y sont pour rien, améliorons la qualité de vie des oiseaux que nous voulons protéger : posons des nichoirs dans les jardins, ne coupons pas les arbres, transformons nos espaces verts gazonnés, enrichis et traités (inutilement) en prairies : laissons les orchidées sauvages envahir nos espaces verts au grand bonheur des abeilles, ajoutons des buissons sur les parties désaffectées de la zone industrielle, utilisons moins de chimie dans nos jardins privés…en bref : créons de la biodiversité !


« Il y a vingt-cinq ans, les gens pouvaient être excusés de ne pas savoir grand-chose, ou de ne pas faire grand-chose concernant le réchauffement climatique. Aujourd’hui, nous n’avons aucune excuse. Nous ne pouvons plus considérer le réchauffement climatique comme de la science-fiction, car nous en ressentons déjà les effets. »
Desmond Tutu dans The Guardian, Prix Nobel de la paix, 10 avril 2014



*Biodiversité : « néologisme composé à partir des mots bio (du grec, « vie ») et diversité, c’est la diversité naturelle des organismes vivants. Elle s'apprécie en considérant la diversité des écosystèmes, des espèces, et des gènes dans l'espace et dans le temps, ainsi que les interactions au sein de ces niveaux d'organisation et entre eux.[…] Au-delà des raisons éthiques, la biodiversité est essentielle aux sociétés humaines qui en sont entièrement dépendantes à travers ses services écosystémiques . » (source : Wikipédia)